Dans la théorie de la répartition idéale du patrimoine entre immobilier, actions et monétaire/épargne, la diversification est fondamentale. Une répartition équilibrée entre ces trois grands types de support permettrait au patrimoine de s’adapter aux évolutions conjoncturelles de l’économie.

« Il ne faut pas mettre tous ces œufs dans le même panier ». Pourtant, dans la vraie vie, les patrimoines ne sont jamais diversifiés. Rares sont mes clients capables d’être à la fois en réussite dans ces investissements immobiliers et en réussite dans ces investissements en actions.

Question de caractère.

C’est souvent l’un ou l’autre :

  • Soit vous êtes un investisseur immobilier et n’arrivez pas à obtenir de bonnes performances avec les actions.
  • Soit vous êtes un investisseur en actions et n’arrivez pas à investir de manière efficace dans l’immobilier locatif.

En réalité, investissements immobiliers et investissements en actions relèvent de compétence et de capacité différentes. Des compétences que l’on ne retrouve pas souvent chez une même personne.

L’investisseur immobilier est un épicier, limite radin.

Investir dans l’immobilier suppose un caractère d’épicier. La rentabilité de votre investissement repose sur votre capacité à contrôler la moindre dépense, faire par vous-même au lieu de faire intervenir un artisan, y passer du temps, optimiser le coût des matériaux, faire les bons travaux qui apporteront de la valeur sans dépenser des sommes folles.

La réussite de l’investissement immobilier suppose d’être un travailleur, un laborieux. Il faut aimer se relever les manches.

L’investisseur immobilier qui délègue tout et se contente de payer des intermédiaires pour faire à sa place réalisera que très rarement un bon investissement immobilier. Il devra se contenter des miettes laissées par la longue liste d’intermédiaires qui auront fait le travail.

Typiquement, investir en locatif dans l’immobilier neuf type Pinel et cie, n’a jamais été un excellent investissement immobilier locatif. Lorsque par chance les prix ont monté, l’investissement s’est finalement révélé moins mauvais, mais il y avait tellement mieux à faire.

L’investissement immobilier à un rapport à l’argent proche de la radinerie, l’avarice. « Un sou est un sou ». C’est cette optimisation de la dépense qui permettra de faire la différence entre un bon investissement immobilier locatif et un investissement immobilier locatif.

Un bon investisseur immobilier déteste dépenser de l’argent. Il a souvent un train de vie modeste, car il ne sait pas dépenser. Il aime l’idée de se construire un capital pour le plaisir, même s’il ne le dépensera probablement jamais.

L’investisseur en actions est détaché de l’argent. l’argent n’est pas son moteur.

Contrairement à l’investisseur immobilier, très attaché à l’argent, proche de l’avare, l’investisseur en actions est détaché de l’argent. L’argent n’est pas son moteur, la construction de son patrimoine ne l’obsède pas.

Il est capable de prendre beaucoup de recul sur la valeur de son patrimoine.

L’investisseur en actions n’est pas un stressé. Il possède une certaine philosophie de la vie et rapport à l’argent qui fait qu’il n’est pas à -+30% sur la valeur de son patrimoine. Il s’en fout !

Par mon expérience et ma rencontre avec ces spécimens assez rares en réalité, j’ai identifié deux sortes de bons investisseurs en actions :

  • L’intellectuel, l’être culturel qui s’épanouit dans la culture, les livres et les relations humaines. L’argent n’est pas un sujet pour lui. Il se fiche de l’argent. Ce profil est souvent une femme. L’argent et le patrimoine ne sont pas leur moteur dans la vie. Souvent fâché avec les chiffres, il ne comprend rien à la finance et se laisse porter. Il ne regarde jamais son portefeuille actions. Ce dernier n’a pas acheté les actions qu’il possède, il en a hérité de son père boursicoteur dans les années 70/80, et a laissé son portefeuille en l’état depuis les 10, 15, 20 ou même 30 dernières années.
  • L’optimiste naïf, tendance flegmatique. Passionné par le monde de l’entreprise et leur capacité à s’adapter en permanence, l’optimiste flegmatique ne fait pas attention aux bruits du court terme et fait confiance à long terme pour valoriser son patrimoine. L’optimiste naïf possède une forme de « flegme » qui lui permet d’encaisser sans stress l’aléa de la variation erratique des cours de bourse. Il n’est pas un sanguin. Les évènements glissent sur lui et n’affectent pas son moral. Cultivé et capable de prendre de la hauteur, l’optimiste flegmatique ne s’inquiète pas outre mesure de l’inquiétude de ceux qui n’ont pas ses capacités à voir loin.

Et vous ? Est-ce que vous vous retrouvez dans ces 3 portraits ?

Bien évidemment, je pousse les traits, je caricature. Il s’agit juste d’essayer de vous expliquer qu’en réalité, vous devez construire un patrimoine en accord avec votre personnalité. La majorité d’entre nous avons le caractère de l’épicier investisseur immobilier.

Le profil investisseur en actions, optimiste, naïf et flegmatique est rare.

Mais, on le voit bien dans ces descriptions, l’investisseur en action ne fera pas souvent un bon investisseur immobilier et réciproquement.

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