Avec la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, les revenus perçus en 2018 bénéficieront du principe de l’année blanche. Cela signifie que les revenus non exceptionnels perçus en 2018 ne subiront pas l’impôt sur le revenu en 2019 ; Mais attention, cela ne signifie pas que vous serez exonérés d’impôt sur le revenu : En 2019, vous paierez l’impôt sur le revenu perçu en 2019, mais aussi l’impôt sur les revenus exceptionnels et les revenus non concernés par le prélèvement à la source perçus en 2018.
Ces revenus exceptionnels ou non concernés par le prélèvement à la source sur lesquels vous devrez payer l’impôt sur le revenu en 2019 sont par exemple :
 

Les primes exceptionnelles sur salaires perçus en 2018 ;

Les primes exceptionnelles sur salaires perçus en 2018 ; Une prime est exceptionnelle dès lors que son principe n’est pas fixée et son montant calculé dans le contrat de travail. Pour approfondir ce sujet, vous pouvez relire cet article détaillé : Quel prélèvement à la source de l’impôt 2019 pour les primes et salaire variable perçus en 2018 ? ; 
 
 

Les rémunérations exceptionnelles des indépendants et chefs d’entreprise dont la rémunération 2018 est supérieure à la plus haute rémunération des années 2015, 2016 et 2017. 

Les rémunération exceptionnelles des indépendants et chefs d’entreprise dont la rémunération 2018 est supérieure à la plus haute rémunération des années 2015, 2016 et 2017. 
La rémunération 2018 des chefs d’entreprise et globalement de ceux qui peuvent faire varier leur rémunération sur leur décision sera jugée comme exceptionnelle dès lors que cette dernière dépassera la plus forte rémunération perçue en 2015, 2016 ou 2017.
L’excédant de rémunération sera alors considéré comme exceptionnel et devra être imposable en 2019. 
 
 

Les dividendes et plus-values de cession d’entreprise perçus en 2018

Les dividendes perçus en 2018; Les dividendes ne sont pas concernés par le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu.
Vous devrez donc les déclarer à l’occasion de votre déclaration 2019 des revenus 2018. A cette occasion, vous devrez choisir entre l’application du prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 30% ou à la tranche marginale d’imposition (0%;14%;30%;41% ou 45%) après un abattement de 40% puis aux prélèvements sociaux.
A ce titre, il convient de noter que l’option par défaut est le PFU. Les contribuables devront donc cocher la case 2OP pour opter pour l’imposition à la tranche marginale d’imposition s’ils ne veulent payer trop d’impôt ! (Ps : Merci à Thibault du site « corrige ton impôt » pour cette dernière information importante).
Contrairement aux idées reçues, en dehors de l’année 2018, l’option pour le PFU n’est intéressante que pour les contribuables dont la tranche marginale d’imposition est supérieure ou égale à 41% ; C’est un détail d’analyse que nous vous proposons dans cet article « Dividendes : Faut il choisir l’option PFU à 30% ou préférer l’imposition à la tranche marginale ? » ou encore dans cet article « Année blanche : Quelle imposition des dividendes et plus-values de cession d’entreprise 2018 avec le prélèvement à la source ? ».
Pour les revenus 2018, la combinaison entre l’application du Prélèvement Forfaitaire Unique et le prélèvement à la source rendra l’option pour le PFU peu attrayante. En effet, les revenus 2018 n’ouvrant pas droit au CIMR étant imposé au taux moyen d’imposition (et non au taux marginal d’imposition) très rares sont ceux qui auront intérêt à choisir le PFU sur les dividendes, plus-values et autres (L’option pour le PFU est globale et non catégorielle).  
Afin de vous aider dans votre réflexion sur le taux d’imposition réel des dividendes et le choix entre PFU à 30% et tranche marginale d’imposition, nous avons construit un simulateur au terme duquel vous pourrez lire le taux moyen d’imposition des dividendes. Si ce taux moyen est inférieur à 12.8%, vous aurez tout intérêt à ne pas choisir l’option PFU.
 

 
 

Les revenus fonciers perçus en 2018 ne subiront pas l’impôt sur le revenu… mais les charges déductibles en 2018 pourront être également déductibles à 50% en 2019.

Enfin, la déclaration des revenus fonciers perçus en 2018 sera complexe et probablement source de déconvenues non négligeables pour les contribuables. En effet, afin d’éviter les abus potentiels liés à la mise en place du prélèvement à la source en 2018, les revenus fonciers 2018 ne seront pas imposables, néanmoins, les travaux seront pris en compte de manière originale (cf »Locatif : Quelle déduction fiscale pour les travaux « urgents » VS « pilotables » en 2018 et 2019 ? »)
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Ainsi, même si les revenus fonciers perçus en 2018 ne seront pas imposables en 2019, il est essentiel de ne pas négliger sa déclaration des revenus fonciers. En effet, la déclaration des revenus fonciers permettra de calculer le déficit foncier qui pourrait être utilisés pendant les 10 prochaines années dès lors qu’il excède 10700€ et surtout, il permettra de calculer le montant des travaux déductibles en 2019 ; En effet, pour l’imposition des revenus perçus en 2019, les travaux engagés en 2018 seront déductibles à hauteur de 50%.
 

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