Depuis quelques semaines, l’économie mondiale est à l’arrêt. Le monde économique se confine pour essayer de ralentir la propagation du coronavirus et ainsi limiter le taux de saturation des hôpitaux.

Cette situation est inédite : Nous sommes entrés dans une économie de guerre… sans guerre. Toute l’économie est aujourd’hui tournée vers la lutte contre cette crise sanitaire ; Certaines entreprises adaptent leur production pour alimenter le front en masques et autres solutions hydroalcoolique ; Nombre d’actifs n’ont plus de travail faute d’activité économique et en raison de la fermeture de tous les commerces ; et les autres, restent confinés à domicile et réduisent au maximum les interactions sociales pour éviter d’être touchés par le virus ou de le transmettre.

La situation est incroyable et elle devrait s’aggraver dans les prochains jours / semaines si l’on considère que l’Italie est -+ 10 jours en avance sur la situation Française.

Pour essayer de limiter les conséquences économiques de cette crise sanitaire, les états ont annoncés des budgets de guerre ! Ce genre de budget illimités que l’on ne peut justifier qu’en temps de guerre tant ils sont déraisonnables. Il faut bien reconstruire. Aux Etats-Unis, on évoque un budget total de 4000 milliards de dollars !

En France, mais le schéma est identique dans tous les pays enveloppés, les finances publiques remplacent l’activité économique : Les finances publiques, pourtant déjà très fortement endettées, prennent en charge le fonctionnement de la nation. Les salaires de tous les salariés inactifs seront payés par la collectivité, c’est à dire par l’impôt futur et par la dette ; Tout est fait pour soutenir l’économie pendant cette courte durée de confinement.

L’objectif est simple : Pendant 1 mois, on met l’économie sur pause… et dans 1 mois, tout repart comme avant ! Mais ce scénario d’une crise de courte durée est il vraiment crédible ? Au regard de l’évolution de la situation, croyez vous vraiment que dans 3 semaines, tout repart comme avant. Ce scénario semble de moins en moins crédible comme le laisse entendre cette étude : « Impact of non-pharmaceutical interventions (NPIs) to reduce COVID-19 mortality and healthcare demand » dont le graphique suivant est tiré :

En deux mots, en l’absence de solution médicamenteuse, on en a jusqu’en Juin/Juillet 2020. L’économie Française est à l’arrêt depuis le 15 Mars. Nous parlons donc de 3 mois minimum de paralysie partielle ou totale de l’économie. Le confinement pourrait n’être levé que lorsque 60% de la population aura été victime du coronavirus ou qu’un vaccin ait été trouvé.

Bref, on n’est pas sorti de chez nous.

Nous nous sommes engagés dans un marathon, mais la dépense publique et les plans de relance sont consommés comme s’il s’agissait d’un 100 mètres. Le budget de guerre initialement pensé pour une crise sanitaire de courte durée va probablement être repensé pour le long terme. En aurons nous les moyens ? et surtout, dans quel état sera l’économie après une pause aussi longue.

Il est vraisemblable que les finances publiques ne pourront pas totalement remplacer l’activité économique et la création de richesse. Une compensation totale des pertes n’est pas envisageable pour une durée de confinement aussi longue. La planche à billet illimitée est la seule solution crédible.

C’est le sujet d’un article de Philippe Waechter paru sous le titre « Allemagne 1923 vs Monde 2021 ? » dans lequel il explique :

« Le plan de 750 milliards de la BCE est une mesure du coût que représenterait la crise si elle en dure que jusqu’à la fin du mois d’avril.
Une crise plus longue en ferait exploser le coût alors que dans le même temps, la confiance de chacun envers les gouvernements risque de s’estomper puisque le scénario qui se dessine n’est pas celui qui était privilégié.
Du côté des gouvernements, si la crise est plus longue qu’attendue, le choix sera soit d’arrêter l’ensemble des mesures en raison des coûts associés, soit de les prolonger en attendant que la situation sanitaire se stabilise enfin. »

Deux options sont alors envisageables. Soit les gouvernements abandonnent le soutien à l’économie et c’est la dépression ; Soit les gouvernements augmentent le budget de guerre financé par la politique monétaire.

Dans la première option, c’est la dépression. L’économie s’écroule et la déflation s’impose durablement. (quel gouvernement accepterait cette première option ?)

Dans la seconde option d’une politique monétaire sans limite, la question de la confiance dans la monnaie doit se poser. Face à une politique monétaire résolument sans limite et donc destructrice de la valeur de la monnaie, les épargnants et consommateurs pourraient perdre confiance dans la valeur entraînant une fuite devant la monnaie et une inflation forte.

De surcroît, la démondialisation accélérée qui pourrait accompagner le règlement de cette crise sanitaire est inflationniste. Il faut reconstruire les chaines de production, relocaliser, reproduire, embaucher, gérer la pénurie, accepter de payer plus cher ce que nous faisions fabriquer par des enfants en Asie, … C’est une partie de notre économie de production qui est à reconstruire (cf »[Réflexion] Et si TRUMP avait raison ? Le protectionnisme est il une solution ? );

Ainsi, entre une politique monétaire sans limite qui détruit la valeur de la monnaie et une démondialisation qui augmente le coût de la production… l’inflation et peut être même l’hyperinflation du prix des biens et services pourraient bien être une sortie naturelle de cette crise mondiale.

Néanmoins, nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne nouvelle. Un médicament miracle, un vaccin, une saisonnalité du coronavirus seront autant de bonnes nouvelles qui permettront de réduire la durée de la crise sanitaire et donc ces risques d’inflation et de perte de valeur de la monnaie.

La détention d’actif d’usage pourrait être la solution privilégier pour se protéger contre l’inflation ! (cf »La fuite devant la monnaie peut elle expliquer le boom des crypto-monnaies, de l’immobilier, des actions et la baisse des taux »)

A suivre.

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106 Comments

  1. je partage votre analyse, et je me dis que l’Europe a plus que jamais besoin d’unité et de solidarité. Que vaudrait notre ancienne monnaie nationale dans un tel scénario ? la valeur de la monnaie reflète la confiance dans un pays et son économie ….

    • adnstep says:

      Il n’y a pas d’Europe solidaire.
      Il y a l’Allemagne et ses vassaux.
      Dévaluer le franc aurait largement permis de relancer la machine productive française.

      Depuis des années, l’euro est une monnaie surévaluée pour la France et l’Italie, ce qui nuit à leur compétitivité et sous évaluée d’au moins 20% pour l’Allemagne, ce qui explique ses énormes excédents extérieurs.

      Maintenant que la crise touche l’Allemagne, Bruxelles fait sauter tous les verrous et s’assoit sur les critères de Maastricht. Au grand bonheur des argentiers allemands qui en remettent une couche dans le style donneur de leçons alors qu’ils sont l’une des causes essentielles de la crise en Europe depuis 2008.

      Souhaitons que la période qui s’ouvre soit celle de la fin de la soumission de l’administration française au diktat allemand, et que nous retrouvions des marges de manœuvre nous permettant de redevenir compétitifs et de récupérer ce que les Allemands ont pris.

      • Laurent BERNARD says:

        Voilà un discours bien trop peu répandu que l on ne peut qu’ applaudir des 2 mains…. Mais pour la fin je me permet d en douter hélas…..

      • Michel 2 says:

        Bonjour Charles Gave !!!!!

      • Michel 2 says:

        « Au grand bonheur des argentiers allemands qui en remettent une couche dans le style donneur de leçons alors qu’ils sont l’une des causes essentielles de la crise en Europe depuis 2008. »

        Ce sont eux cependant qui ont freiné des 4 fers pour empêcher les QE et autres TLRO !
        Mais j’avoue que c’est plus facile (pour eux) … quand on est « riche »

  2. Philippe says:

    Bravo pour vos différentes analyses
    Un plaisir de vous lire

  3. Champflo says:

     » Les salaires de tous les salariés inactifs seront payés par la collectivité,  »
    Il faudrait nuancer, certains secteurs « indispensables à la nation » en annexe du décret ne peuvent pas travailler faute de clients mais ne seraient peut-être pas éligible au chomage partiel.

  4. Toujours intéressant et toujours pertinent !
    Merci Guillaume !
    Il est donc grand temps de diversifier son épargne en misant sur des investissement immobilier ?

  5. Le graphique ci-dessus est incomplet. Il n’inclut pas l’usage de traitements et surtout de traitements préventifs.
    1600 morts d’ici 6 semaines si traitement vs plus de 10000 si on attend les résultats de belles études Françaises alors que la Suisse, Allemagne, USA, Espagne, Italie et Chine utilisent ce produit.

    Cela change la donne complétement et le drame ressemble à l’épisode H1N1.
    Donc oui hyperinflation si on ne fait rien et plutot inflation et redistribution des richesses si on traite.

    https://docs.google.com/spreadsheets/d/1iH9xgE1-Ew3MIqSLwb7fp19v23fggDewQ3erVb-VseE/edit?usp=sharing

  6. Un article très intéressant à lire : « Covid-19 : fin de partie ?! »

    http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html#more

    Extrait :

    « l y a un autre problème : les taux en particulier de complications et de mortalité qu’on nous brandit sous le nez jour après jour ne veulent rien dire. En l’absence de dépistage systématique de la population, nous n’avons aucune donnée fiable à laquelle référer les données dont nous disposons (nombre de cas déclarés et de décès).

    C’est un classique en épidémiologie : si vous ne dépistez que les morts, vous parviendrez à 100% de taux de mortalité ! Si vous ne testez que les cas critiques, vous en aurez moins mais encore beaucoup plus qu’en réalité. Si vous dépistez beaucoup, vous aurez beaucoup de cas alors que si vous dépistez peu, le nombre de cas sera faible. La cacophonie actuelle ne permet juste pas d’avoir la moindre idée de la progression réelle du virus et de sa diffusion.

    Les estimations les plus crédibles laissent penser que le nombre de personnes déclarées positives au Covid est très largement inférieur au nombre de personnes réellement infectées, dont à peu près la moitié ne se rendra même pas compte qu’elle a contracté le virus. Pour un redoutable tueur, il est parfois plutôt débonnaire…

    Nous n’avons donc à ce stade aucune idée de l’ampleur réelle de la propagation du virus. La bonne nouvelle est que les données réelles (en particulier les taux de complications et de mortalité) ne peuvent être que largement inférieures à ce qui est couramment avancé. La létalité réelle, comme annoncé dans un précédent article, doit en fait s’établir au plus à 0,3% et probablement encore moins. Soit moins du dixième des premiers chiffres avancés par l’OMS.

    Les dernières modélisations évaluent à un ratio minimal de 1:8 (et possiblement jusqu’à 1:47 voire encore plus) le nombre de cas détectés vs non détectés, dépendamment des stratégies de dépistage mises en œuvre selon les pays. En date du 16 mars par exemple, on recensait 167’000 cas déclarés à travers le monde alors qu’une bonne estimation du nombre global de personnes infectées s’élevait à plus de 1’000’000. Une équipe de recherche universitaire américaine m’a fait part qu’ils évaluaient (étude à publier) actuellement à 800’000 le nombre de personnes réellement infectées en Chine (et donc très probablement immunisées) pour 3’118 décès. Soit effectivement un taux de mortalité de 3/1000.  »

    […]

    Pareillement, les projections qui sont faites pour imaginer le nombre de morts possibles sont rien moins que délirantes. Elles reposent sur un « forçage » artificiel et maximal de toutes les valeurs et coefficients. Elles sont faites par des gens qui travaillent dans des bureaux, devant des ordinateurs et n’ont aucune idée ni des réalités de terrain, ni de l’infectiologie clinique, aboutissant à des fictions absurdes. On pourrait leur laisser le bénéfice de la créativité et de la science-fiction. Malheureusement, ces projections, littéralement psychotiques, font des dégâts massifs.

    Mon expérience en santé mentale me fait éviter strictement les expressions toutes faites comme « schizophrénie » ou « psychose », qui sont à peu très toujours utilisées abusivement et d’une manière désobligeante pour les personnes concernées. Médicalement, la psychose se caractérise par des distorsions cognitives, perceptuelles et affectives entraînant une perte de contact avec la réalité. Ici, le terme est hélas pleinement indiqué.

    J’en appelle à mes collègues de la Faculté de médecine et autres instituts universitaires pour qu’ils arrêtent de produire et de colporter des modélisations fausses et anxiogènes. Ces experts se protègent en reconnaissant par précaution de langage le caractère outrancier de leurs formalisations, les journalistes le mentionnent scrupuleusement (c’est à leur crédit), on n’en construit pas moins diligemment un sentiment de fin du monde qui non seulement n’a absolument pas lieu d’être, mais de surcroît est lui-même profondément nocif !

    On peut certes donner crédit à nos dirigeants d’envisager le pire du pire du pire sur la base de ces élucubrations pour ne surtout pas prendre le moindre risque qu’il se produise. En attendant, on construit une hallucination -collective- sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire. La réalité, à nouveau, est que cette épidémie est largement moins problématique et dangereuse que ce qui est affirmé, le visionnement de la première vidéo référencée en fin d’article donnera au lecteur (ou la lectrice) les éléments nécessaires à comprendre le bien-fondé de cette affirmation.

    Oui, mais tous ces morts et ces services engorgés ?!

    C’est hélas le vrai point noir : s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante. Il se trouve qu’elle entraîne des complications rares mais redoutables. Comme me l’écrivait le Dr Philippe Cottet, en première ligne aux HUG : « il faut le dire, les pneumonies virales sont rarissimes d’habitude en Suisse. Elles ont un tableau clinique fruste et d’évolution parfois fulminante, dont les signes annonciateurs sont difficilement identifiables face aux cas plus bénins. C’est un réel challenge clinique, sans compter le nombre de cas simultanés… »

    C’est l’existence de ces cas graves (estimés à 15% des cas, probablement en réalité 10 fois moins) qui justifie que l’on ne s’en remette pas simplement à l’immunité de groupe. On nomme ainsi ce processus par lequel chaque personne qui contracte le virus et n’en meurt pas s’immunise, la multiplication des immunisés conduisant à un effet collectif de protection immunitaire…

    En l’absence -jusqu’à il y a peu- de traitement pour protéger ou guérir les personnes à risque, le choix de laisser l’immunité se construire en laissant circuler le virus est apparu comme étant trop dangereux. Le risque pour les personnes vulnérables est tel qu’il s’avèrerait éthiquement indéfendable de prendre cette direction, du fait de la gravité des conséquences possibles.

    Bien sûr reste le dramatique engorgement des services d’urgence du fait de l’abondance de cas, et le stress majeur qu’il fait porter à des équipes soignantes laissées à elles-mêmes et prenant de plein fouet la réduction des moyens opérée depuis 20 ans.

    Je comprends le désarroi des équipes, comme même une possible colère face aux éléments que j’avance. La santé publique est profondément autre que la clinique, nous ne travaillons pas à la même échelle. Chaque décès prématuré est un drame que vivent durement les équipes soignantes, je m’en voudrais sincèrement de donner l’impression d’y être indifférent. Mais nous devons faire ce travail de contraste et de granularité pour y voir juste.

    C’est une des difficultés de la santé publique : la médecine comme le journalisme travaillent dans le cas particulier. En médecine, c’est pour cela par exemple qu’il n’y a pas « remède-miracle ». Chaque personne sera susceptible de réagir différemment à un traitement.

    « C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus pour l’immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux.

    Le confinement général constitue un pauvre pis-aller face à l’épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…

    Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. Le manque de tests et de mesures de dépistage en particulier est emblématique de ce naufrage : alors que la Corée, Hong-Kong, Singapour et la Chine en faisaient la priorité absolue, nous avons été d’une passivité invraisemblable à organiser la mise à disposition de quelque chose de techniquement simple. »

    […]

    • Michel 2 says:

      « « C’est dans ce paradoxe compliqué entre la très grande innocuité du virus pour l’immense majorité des gens et sa dangerosité extrême dans certains cas que nous sommes trouvés coincés. Nous avons alors adopté des mesures absolument contraires aux bonnes pratiques : renoncer à dépister les personnes possiblement malades et confiner la population dans son ensemble pour enrayer la diffusion du virus. Mesures à vrai dire moyenâgeuses et problématique puisqu’elles ne ralentissent l’épidémie qu’au risque de phénomènes de rebond potentiellement encore pires. Et qu’elles enferment tout le monde alors qu’une faible minorité seulement est concernée. Toutes les recommandations en santé publique sont à l’inverse de dépister le plus de cas possibles, et de confiner uniquement les cas positifs le temps qu’ils ne soient plus contagieux. »

      Bien qu’étant d’accord globalement sur ce qu’est écrit dans ce texte, je m’élève en revanche sur la côté moyen ageux de la procédure de confinement.
      Je m’explique au moyen âge, il n’y avait pas de vaccins, pas de connaissance du génome, on ne savait pas ce qu’était un virus et comment (sauf constats) il se propageait, bref peu de connaissances et pas de technologie.

      Aujourd’hui, nous avons beaucoup de connaissances, une technologie mondiale très avancée, des infrastructures importantes (même si ici et là elles peuvent être momentanément saturées) et il est très probable que dans quelques semaines, nous ayons, faute de vaccins efficaces longs à valider (quoique le doute est permis d’en avoir plus rapidement) des traitements relativement efficaces. Il est donc impérieux, ne serais-ce qu’à ce titre, de se mettre en confinement DANS L’ATTENTE que ces traitements arrivent sur le marché, à l’instar de la chloroquine (qui demande confirmation que l’on devrait avoir dans les 10/15 jours).

    • TOURAIN says:

      Je comprends cette approche statistique, mais nous voulons tous croire à la guerre  »0 mort » (enfin pour les « good guys ») et nous affirmons que forcement toute mort est vue comme prématurée par l’entourage voire par la société… Peut être accepter qu’à la fin du combat la médecine perd toujours même si on pense avoir gagner un jour une ou des batailles…? Par ailleurs, l’argument fort du confinement est de protéger les services de santé, (d’avoir à choisir les prioritaires par faute de moyens? ) mais au fait, si on admet qu’au plan national, actuellement (22 /03), les réanimations ne sont pas débordées (effet avion, hélicoptère, porte avions…), et donc que tout malade, en France, jugé nécessitant une réanimation ou un respirateur en solution ultime y a accès (à ce jour…) quel est le taux de succès de ce traitement ultime ? Je comprends qu’une partie importante des morts dont on nous tient la statistique quotidienne était en réanimation / respirateur? Au fond le confinement versus  » l’immunité naturelle » ne se justifie en  »santé publique » que si ce taux est élevé…
      Bien sur si on disposait d’un protocole de soin aussi efficace mais plus simple à mettre en oeuvre cela serait formidable… Au fond je suis frappé que malgré toute  »notre science  », nos moyens de communication et d’analyses, aujourd’hui comme depuis toujours, on traite les pandémies par les mêmes solutions empiriques de base: confinement et isolement…
      Je ne veux pas paraître cynique, juste j’essaie de raisonner ( et non de faire caisse de résonnance)

    • Guillaume, je crois que vous venez de publier l’article le plus important de votre blog. Je vous remercie infiniment. Vous avez sorti l’information importante de la meule de foin médiatique. Maintenant pour répondre à votre question, je ne vois pas très bien comment nous pourrions entrer en hyperinflation : destruction de 300 000 milliards de dollars en quelques semaines contre l’ouverture de crédits qui ne représentent pas 0,6 % de cette somme si on s’en tient aux principales annonces (750 milliards pour l’Europe et 1000 milliards pour les US). En outre rien ne dit au passage que ces sommes seront intégralement consommées. Enfin, avec des taux durablement à 0, Hayek pourrait s’arracher les cheveux pour y trouver le moindre signe d’inflation. cette inflation nous l’avons déja subi en Europe, avec le passage à l’euro, l’augmentation des dépenses contraintes et le recul des salaires au regard de l’inflation réelle. Certes, si la pandémie devait s’éterniser, moins de travailleurs produisant moins de biens, crééent un phénomène de rareté relative dont certains profitent. Par exemple, le week-end dernier sur un marché, on a voulu me refourguer à 5 € une simple tête d’ail, là où il vaut d’habitude 1 €. que voulez-vous, en temps de « guerre » comme l’exprime notre président, certains retrouvent de vieux réflexes. Comme ce type venu acheter 20 baguettes d’un coup chez son boulanger. Si nous devons parler d’inflation, c’est surtout celle de la connerie, du sommet de l’Etat au voisin qui vous regarde de travers parce-que vous venez d’éternuer.

      • Correction, 30 000 milliards vs 1750 pour les principales annonces. Je me suis planté d’un 0. Il n’en reste pas moins que la logique reste la même, cela représente moins de 6%. désolé, la folie des grandeurs…. 😉

  7. adnstep says:

    Le passage au sujet du Professeur Raoult est édifiant.

    L’un des dix scientifiques français les plus estimés à l’étranger.
    Propagateur de Fake News pour Le Monde (le journal de référence… dans les cabinets du pouvoir).

  8. Bonjour

    Suivre le débat

  9. julien bonnetouche says:

    Bonjour,

    Jean Dominique Michel est réellement convaincant.
    Pour l’avoir déjà pratiqué moi même dans le domaine médical, je sais que des tests sur de petits échantillons comme ceux du Pr Raoult (20 cas) sont à peu près valables.

    Une autre étude est en cours à l’échelon européen et nous aurons les résultats d’ici une semaine environ.
    En espérant que les autorités ne fassent pas trop trainer les choses en matière de validation.

    En espérant aussi que ces mêmes autorités de santé aient commandé dès la sortie des travaux de Raoult, les millions de doses de chloroquine et d’antibiotique nécessaires au traitement de masse de la population si les études s’avéraient positives.
    Dans le cas contraire on ne pourrait leur en vouloir d’avoir commandé pour rien des médicaments qui ne coûtent quasiment rien.
    Car chaque jour qui passe ce sont des morts et des milliards € en plus.

    • Michel 2 says:

      « ….commandé des millions de doses de chloroquine et d’antibiotique » !

      Avez-vous rêvé cette nuit Julien ?

    • François says:

      Des antibiotiques pour soigner un virus lol décidément on déniche de vrais perles sur ce site.

      • adnstep says:

        Renseignez-vous. Antibiotique en complément de la chloroquine. Et antibiotique à spectre large si cas grave.
        Je ne suis pas spécialiste du domaine, mais je sais chercher l’info.

        • François says:

          Mais visiblement pas suffisamment intelligent pour comprendre les dites infos.

          https://fr.wikipedia.org/wiki/Antibiotique

          « Un antibiotique (du grec anti : « contre », et bios : « la vie ») est une substance naturelle ou synthétique qui détruit ou bloque la croissance des bactéries. »

          Des bactéries pas des virus…

          Alors plutôt que de vous renseigner, instruisez-vous.

          • adnstep says:

            « Dans le contexte actuel de la propagation de l’épidémie à coronavirus Covid-19 sur le territoire français et dans le monde.
            Conformément au serment d’Hippocrate que nous avons prêté, nous obéissons à notre devoir de médecin. Nous faisons bénéficier à nos patients de la meilleure prise en charge pour le diagnostic et le traitement d’une maladie. Nous respectons les règles de l’art et les données les plus récemment acquises de la science médicale.

            Nous avons décidé :
            · Pour les tous les malades fébriles qui viennent nous consulter, de pratiquer les tests pour le diagnostic d’infection à Covid 19 ;
            · Pour tous les patients infectés, dont un grand nombre peu symptomatiques ont des lésions pulmonaires au scanner, de proposer au plus tôt de la maladie, dès le diagnostic :
            – un traitement par l’association hydroxychloroquine (200 mg x 3 par jour pour 10 jours) + Azithromycine (500 mg le 1er jour puis 250 mg par jour pour 5 jours de plus), dans le cadre des précautions d’usage de cette association (avec notamment un électrocardiogramme à J0 et J2), et hors AMM. Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre est également associé.

            Nous pensons qu’il n’est pas moral que cette association ne soit pas inclue systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l’infection à Covid-19 en France. »

            Azithromycine = antibiotique

            « Alors plutôt que de vous renseigner, instruisez-vous. »
            Oui, c’est ça.

        • Michel 2 says:

          Exact, les antibiotiques c’est pour les bactéries et parfois en accompagnement d’un traitement anti-viral pour éviter toute surinfection qui pourrait rendre plus vulnérable les défenses immunitaires qui doivent être « mobilisées » pour traiter l’infection virale.

          Dans le cas de la chloroquine, le traitement proposé est donc de l’hydroxychloroquine (noms commerciaux de Nivaquine et de Plaquenil) associé à un antibiotique l’azithromycine (un antibiotique destiné à protéger des complications bactériennes).

    • Un chinois en france says:

      L’étude est prévu pour 6 semaines en espérant que cela soit fini avant , tout est fait pour décribiliser ce sauveur ! la chloroquine a été classée par la ministre en substance vénéneuse en janvier , ça n’interpelle personne ? Une histoire de gros sous .

      C’est le Zithromax en complément .

  10. Intéressant : Hyperinflation ou déflation ? https://blogageco.blogspot.com/2020/03/hyperinflation-ou-deflation.html

    J’enseigne l’introduction à la macro à des non économistes depuis maintenant suffisamment de temps pour avoir connu des événements qui me semblaient initialement hautement improbable. Le premier c’était les taux d’intérêts négatifs: dans les années 2004-06 j’enseignais que c’était possible mais assez improbable…méa culpa.

    Depuis, je regarde avec inquiétude toutes les parties de mon cours qui me semblent (et qui semblent à nos étudiants) un peu exotiques, en me disant « et si ça aussi, ça arrivait »…

    L’un des trucs les plus étrange que j’enseigne, c’est « le coût en chaussures », nommé de façon plus académique « coût d’inefficience » qui indique qu’en période de forte inflation, les liquidités sont investies de façon inefficace.

    La référence aux « chaussures » provient du fait que comme la monnaie domestique perd constamment de sa valeur, les agents se précipitent dans les banques (et usent leurs semelles!) dès qu’ils ont des liquidités pour les convertir dans un actif qui ne perd pas de valeur. Ainsi durant l’hyperinflation allemande, des coureurs étaient employés par les entreprises pour se déplacer plusieurs fois par jours à la banque pour convertir chaque vente et se débarrasser des mark qui perdaient de leur valeur dans la journée. L’investissement au lieu d’aller dans des activités productives était détourné vers ces coursiers et vers d’autres activités improductives (y compris bancaire).

    Ces périodes d’hyperinflation, où le prix du repas change entre le moment où vous rentrez dans le restaurant et le moment où vous en sortez me semble être de la science fiction. Il me semble que le risque que nous courrons, est plutôt une récession et une période de déflation… et pourtant, si c’était l’inverse qui se passait, P Waechter pense par exemple que l’hyperinflation est très crédible. Les Banques Centrales vont déverser des montants monétaires énormes dans les jours et les mois qui viennent, la BCE a déjà déclenché un plan de 750 milliards d’Euro, et face à l’endettement inédit des Etats, elle va devoir poursuivre cet effort. Or, on ne résout rien avec une planche à billet, ce qui fait la richesse économique des nations, c’est bien la production. Ce déversement de liquidité pourrait disqualifier notre monnaie, et l’on pourrait alors connaître cette usure des chaussures et bien d’autres maux (coûts fantôme, coûts en catalogue etc).

    Je ne le pense pas, pour une raison simple (peut-être trop simple), en 1923 le mark n’avait plus aucune valeur, mais d’autres monnaies étaient valorisées sur les marchés, la guerre avec ses gagnants et ses perdants avaient eu un effet très assymétrique. Aujourd’hui, le choc est symétrique, le monde entier s’est arrêté de tourner, toutes les banques centrales vont déverser des liquidités, et donc je ne vois pas bien contre quoi nous pourrions échanger frénétiquement nos euros. Je table plus pour une déflation, que sur une hyperinflation (mais je me plante sans doute une nouvelle fois…). Quoiqu’il en soit, et même si je déteste jouer Cassandre, si la situation est difficile aujourd’hui, celle qui nous attend demain risque de l’être encore plus.

    • adnstep says:

      « je ne vois pas bien contre quoi nous pourrions échanger frénétiquement nos euros »

      Des dollars.
      La monnaie universelle contre quoi tout s’échange.

    • Michel 2 says:

      [+1]

      En fait personne ne sait ce qu’il peut/va se passer dans l’après immédiat (crise coronavirus).
      Donc dans le doute, il ne semble que seul (ou presque) l’OR ou argent ou équivalent (physique) ne soit l’actif à privilégier pour se protéger.

      Question monnaie, si les 2 conditions que sont la reprise économique de la Chine (en cours) et la remontée des prix du pétrole (?) devenaient réalité dans les prochaines semaines, je miserais sur le Naira du Nigéria !

      https://information.tv5monde.com/video/coronavirus-le-nigeria-risque-d-une-crise-economique

  11. julien bonnetouche says:

    L’inflation, l’hyperinflation ?

    On va dire que c’est une bonne question.

    les USA vont faire un plan de 4000 milliards $ de relance.
    Les 750 milliards € de la BCE font pale figure, mais pour le moment ce ne sont que des mesures de soutient. Il faudra faire beaucoup plus peut être autant que les américains.

    Donc une pluie de monnaie partout dans le monde.
    D’ailleurs le plan américain prévoit l’hélicoptère money avec 1000$ par adulte et 500$ par enfant (pour le moment républicains et démocrates se déchirent t lamentablement comme d’habitude mais ils vont forcément trouver un accord)

    https://www.lapresse.ca/affaires/economie/202003/22/01-5265891-e-u-le-plan-de-relance-prevoit-4000-milliards-pour-les-entreprises.php

    Mais si l’on revient 10 ans en arrière, quelle a été l’augmentation de la dette française après la crise de 2008 ?

    Environ 500 milliards €

    Si l’on faisait le même chose cette fois, amplifié à l’échelle européenne on ne serait surement pas loin de 4000 milliards € ( à la louche)

    A t on eu pour autant de l’inflation après 2008 ?

    Non, nous avons eu de la déflation !

    Nous pouvons donc en conclure que la création de monnaie, n’est pas le facteur déterminant de l’inflation contrairement à toute logique.

    • adnstep says:

      On n’a pas créé de l’inflation, on l’a contenue par la dette.

      Si la mode change, il faudra bien faire de l’inflation pour se débarrasser de la dette.

  12. julien bonnetouche says:

    Un petit aparté à propos de la chloroquine.

    Imaginons, ( un rêve) que l’on nous dise d’ici 8 jours que ça marche réellement et que l’on va en distribuer largement dans le monde entier.

    Quelle serait selon vous la réaction des marchés ?

  13. julien bonnetouche says:

    Il y a de fortes chances que les États et les Banques centrales préfèrent de la dette plutôt que de l’inflation.
    la dette on sait que ce n’est plus un problème. un peu plus ou un peu moins ….
    L’inflation par contre on risque de ne plus pouvoir la freiner si elle démarre.
    Et personne n’en veut.

    • Michel 2 says:

      La dette, pas un problème, un peu plus ou un peu moins !!!!
      Encore une erreur de visibilité !

      C’est justement le TROP qui fait éclater les bulles et celle là n’y échappera pas… un jour 🙁 🙁

    • Un chinois en france says:

      Cette fois plus personne ne veut de dettes malgré les mises en scènes , l’inflation est la solution pour mettre un point final a tous les excès !

  14. Lu dans la Newsletter de meilleurplacement.com du 23/3/2020

    «  »Un pays seul ne peut pas se livrer à cette création monétaire sans limite. Il serait tout de suite sanctionné par un effondrement de la monnaie et l’explosion à la hausse des taux d’intérêt.
    Et cela provoquerait une explosion dévastatrice de l’inflation dans le pays.
    …C’est qu’aujourd’hui, avec la crise du coronavirus, tous les pays, toutes les zones économiques, sont concernées.
    Donc pas de défiance pour un pays ou une zone puisque tout le monde fait la même chose.
    Autre avantage, il n’y a pas de risque d’inflation pour deux raisons : l’arrêt de l’économie pendant 3 à 6 mois est déflationniste et, en plus, nous sommes entrés depuis des années dans un cycle déflationniste majeur avec la démographie, la technologie et la révolution sociétale. » »

    • Michel 2 says:

      Sauf SI, l’approvisionnement, les circuits d’approvisionnements et autres entraves faisaient que les produits de première nécessité arrivaient à manquer.
      Et déjà quelques manifestations pas très rassurantes émergent ici et là comme le droit de retrait des chauffeurs routiers ou la « frousse » et « raz le bol » de certains soignants (vus à la télé).

  15. Polaris says:

    Bonjour,

    lu sur latribune.fr: « Darmanin favorable à la prise de congés payés pendant le confinement ». Apparemment, le gouvernement serait favorable à ce que les salariés prennent des congés payés pendant la période de confinement afin de pouvoir travailler plus une fois l’épidémie terminée. Pour avoir reçu ce week-end une communication sur ma messagerie pro, je sais que les syndicats de ma société (groupe industriel du secteur aéronautique-défense) ont également contacté la Direction pour aborder ce sujet.

    Il est donc possible que les congés d’été d’une proportion non négligeable des salariés français soit plus ou moins réduits. Sans parler d’une éventuelle prolongation et/ou répétition à intervalles régulier du confinement, je me demande quel pourrait être l’amplitude de l’impact de ces mesures de réduction des congés payés sur les locations meublées pendant la saison estivale. Certains investisseurs en meublé de courte durée fortement endettés doivent commencer à avoir des sueurs froides…

    • Tous ceux qui vivent du tourisme/loisir/restauration vont avoir une année difficile.
      Après le confinement la priorité va être à la reprise de l’activité et le rattrapage de ce qui peut l’être.
      Les gens vont rattraper leur manque à gagner du confinement. Ils se rattraperont peut-être aux fêtes de Noel pas avant.

      • adnstep says:

        Certes, les gens vont avoir moins d’argent à dépenser pour les vacances.

        Ils pourraient privilégier des circuits plus courts et des loisirs près de chez eux.

        Les lieux qui ne vivent que du tourisme vont peut-être en pâtir. Les restaurants des villages préservés près des grands centres pourraient en tirer bénéfice.

      • Michel 2 says:

        Ce sont les retraités qui vont en profiter, ceux-là mêmes qui ne prennent pas de vacances en juillet et août. Et comme ils n’auront pas pu non plus pu (probablement) en prendre en mai voire juin!

        • adnstep says:

          Lol. Le vieux en camping-car, l’Attila des temps modernes. 🤣🤣🤣.

        • Quand on leur demandera de participer à l’effort de guerre avec un impôt exceptionnel sur la retraite ou sur le capital, ils vont moins être heureux. ;-(

          • adnstep says:

            Les vieux, des fois, c’est con.
            Pis ça a des fusils, pas que des fusils à plomb, et ça sait s’en servir.
            Perdu pour perdu…

          • adnstep says:

            Contribution au Remboursement de la Dette Virale
            Contribution Sociale pour la Recherche Antivirale

            Sur la retraite à partir de 2 SMIC
            Sur tous les placements, ce qui portera le PFU à 35% (au pif, ça pourrait être 32)
            Ou : contribution obligatoire via fonds euros des AV.
            Ou : utilisation d’une partie des encours du Livret A,
            ou : …

    • adnstep says:

      On remet la France au travail ?
      On reconstruit comme après la Guerre ?
      On bosse comme avant la génération des Baby Boomers ? (oui, pour les Millenials, il y a eu des gens, entre disons les australopithèques, et la Baby boomer génération. Qu’on appelait avant Flower Power generation, quand elle était à la mode).

  16. julien bonnetouche says:

    Oui je suis en accord avec Martin et meilleur placement.

    Autre chose,
    Mes contacts boursiers me disent que nous allons avoir un fort rebond technique, mais que le ralentissement économique aux USA n’est pas encore pris en compte dans les prix de marché.

    j’ai personnellement un petit doute. Non pas que le ralentissement US ne soit pas pris en compte mais j’ai l’impression que les 4000 milliards future de relance ne le sont pas non plus.

    Je décide donc de racheter mes positions là autour de 3900 sur le CAC.

    alea jacta est

    • adnstep says:

       » et meilleur placement. »
      Jean-Marc Fiorentino.

      • Pas de panique;

        Sur le plan médical, il y a déjà une solution cela aurait pu être pire avec un virus plus morbide.
        Les masques médicaux sont en route, nos entreprises fabriquent des masques tissus(ce qui va nous sauver).
        Les tests en drive sont en cours et doivent être prioritaires. On isole les malades potentiels.

        Une partie de la population est confinée.

        Reste à créer des clusters « sains » avec test à l’entrée pour faire repartir la machine.

        Sur l’économie c’est comme si les français
        avaient pris mars/avril en congé au lieu de juillet/août. La production ne sera pas ou peu affectée si l’on vient compenser ces mois d’été.

        Sur le plan comptable, les choses sont à peu près cadrées.

        Il reste deux choses importantes;

        La première est l’endettement des états. Comment réduire cet endettement qui est mondial et qui pèse sur la croissance.

        La deuxième est l’abandon de créances. Comment va-t-on mondialement raboter la sous couche des dettes souveraines et là, la grande Christine avec ses relations à son rôle à jouer(oui, c’est pas là où on l’attendait).
        Jamais le moment n’aura été aussi propice

        A contrario il faudra édicter des règles précises concernant les frais de fonctionnement des états et des règles d’endettement.

        Enfin, je terminerai sur l’euro (salut Charles, non pas le général).
        L’ euro est une absurdité par rapport aux niveaux économiques de chaque pays.
        Il va falloir trouver une compensation pour que l’on ait une monnaie unique et une monnaie locale qui en serait une sous-division. Quand on se trompe, on fait un retour arrière
        Il est clair que cela ne peut se faire qu’avec un euro et des monnaies locales numériques.
        L’intégration finale en monnaie unique ne pourra se faire qu’en valeur quasi équivalente.
        Sinon, au quotidien, cela ne pose pas de problème avec un compte multi-devises.

        Bon confinement, c’est le moment de corriger nos erreurs.

    • Michel 2 says:

      Je doute d’un (fort) rebond technique(*) tant que le pétrole baisse encore.
      Comme les bourses et celles des US en particulier sont très souvent corrélées aux cours du pétrole, je préfère attendre et suivre le Brent de près.

      (*) comme dit précédemment les analyses techniques n’ont, à mon sens, aucune valeur en tant de forte crise.

      J’ai acheté ce matin du Mylan et renforcé Novacyt, sur lequel je perdais il y a quelques mois 99,6 % de mes positions, oui vous avez bien lu 99.6% et je suis aujourd’hui à moins 29% seulement. Il a pris 42.8% depuis ce matin.

      • Tout laisse à croire cher Michel…que vous devez arborer une bonne tête de vainqueur!😂

        • Michel 2 says:

          Hé ben non, ma pauvre Dame! Je ne suis qu’un réaliste.

          Je perds énormément, déjà sur la bourse avant la crise (-60%) heureusement pour des sommes modestes, et encore plus depuis la crise un peu comme tout le monde. Mais si j’ai une opportunité pour me refaire un peu, je tente avec tous les risques possibles et imaginables.
          Et je ne vous parle pas de quelques autres actifs que je n’ose même plus regarder ! 🙁

          • Michel, vous etes un spéculateur, un joueur de casino. Vous perdez et pourtant, cela ne vous sert pas de leçon.

            • Michel 2 says:

              Hé oui c’est le paradoxe !
              J’annonce depuis longtemps une Méga crise, me faisant ridiculiser et parfois insulter et par ailleurs je risque.

              Annoncer une crise aurait dû me faire mettre à l’abri mes économies mais en même temps j’aurai perdu les opportunités de hausse de ces dernières années.

              Dans les faits, plus réalistes, je risque mais peu.
              Je « joue » pour être plus près de l’actualité financière et économique car je pense qu’il faut être investi pour suivre avec plus d’attention et se former sur les tenants et aboutissants du système.
              Ceci étant je pense toujours que les assurances vie, les comptes en euro et autres livrets (voire les comptes bancaires ?) sont plus que jamais menacés et qu’il est raisonnable de ne pas y mettre toutes ses économies.

          • François says:

            Dire que je superforme tout le monde ici, ça me fait bien rire tous ces commentaires d’experts.

        • adnstep says:

          Bah, il a juste investi dans les biotech.
          Les biotech en France, c’est vraiment LE pari risqué. On perd tout dans 99.9% des cas, et on gagne beaucoup dans 0.1% des cas.

  17. Pour info Guillaume dans le tableau les 3 mois commencent le 20 avril, nous avons commencé en France le 16 mars, ce qui peut laisser présager une lever partielle et progressive des mesures de confinement à partir de fin Mai.

    Bon j’imagine que pour les vacances il va falloir oublier cette année 😉 Même sur le territoire nationale il n’est pas certain que les déplacements soient autorisés.

    • adnstep says:

      Ah, vous parlez des vacances de printemps !😁.
      Mais, vous y êtes déjà, en vacances.
      Je vous conseille ARTE/La cuisine des terroirs. Un vrai voyage à domicile.

  18. Bonjour,
    merci Guillaume pour cet article.
    Pourriez-vous (ou quelqu’un d’autre) me dire si l’hypothèse d’hyperinflation s’accompagnerait d’une hausse des salaires, ou si nous sommes « condamnés » à subir la hausse des prix sans contrepartie? Par ailleurs, l’hyperinflation est-elle compatible avec des taux d’intérêts proches de 0?

    Sans hausse des salaires et avec des taux d’intérêts différents du 0 actuel, je ne vois pas comment l’immobilier pourrait être un refuge….

    • Michel 2 says:

      La hausse des salaires sera mais de toutes façons inférieure à l’inflation et avec effet de retard, c’est quasiment inéluctable.

  19. adnstep says:

    Bonjour jlo.

    Si vous allez sur le blog cité par GF plus haut, (blogageco), vous trouverez un article d’un économiste qui semble lier un peu augmentation des salaires et augmentation de l’immobilier.

    • Merci.
      Oui si il y a une hausse des salaires, les prix de l’immobilier pourront suivre (modulo la question des taux de crédit). Par contre aura-t-on une hausse des salaires, et sous quelle échéance après la pandémie, c’est moins sûr.

      • Les salaires ne pourront augmenter que dans l’hypothèse d’une croissance économique forte et d’un chômage si faible que les entreprises n’ont d’autres choix que d’augmenter les salaires pour trouver des salariés.

        Je ne crois pas qu’il s’agisse là d’un scénario crédible.

        • adnstep says:

          Et si on dotait chaque français adulte d’une ligne de crédit perpétuelle de 1000 ou 2000 euros par mois ?

          • adnstep says:

            L’état pourrait même imposer que tout ou partie de cet argent soit dépensé soit en services soit en biens made in France, ou a dominante française (70 a 80% de la VA créée en France, si pas possible de faire 100%).

            Nb : je ne dis pas que j’approuve. J’imagine juste…

            • Michel 2 says:

              Vous voulez réinventer l’URSS ?

              • adnstep says:

                On y est déjà, non ?
                En d’autres temps, certain journal aurait titré :  » Coup d’état sanitaire ! »

                • Michel 2 says:

                  On en est pas loin mais pas (encore) au niveau de bêtise, d’inefficacité, d’autorité, etc… qu’elle était devenue

              • Le monde de demain says:

                Ben les banques centrales qui distribuent des milliards aux banques sans aucun effet pour l’économie réelle mis à part l’ augmentation des marchés boursiers et immos vous appelez ça comment?
                Autant filer directement le pognon aux particuliers qui n’ auront plus d’autres choix que de consommer local et frugal après la grande sécheresse post pandemie.
                Le corona va nous pousser à revoir nos logiciels de pensées.

          • Polaris says:

            Très bonne idée. Du coup, je passe d’un 80% EQTP à 0%. En clair, j’arrête de bosser. Non non, ne vous inquiétez pas pour moi: je saurai très bien gérer l’ennui, le sentiment d’inutilité sociale etc. Seul « petit » problème : actuellement, près de 50% de mon salaire ‘super brut’ (c-a-d en incluant les charges patronales) est redistribué en impôts directs et cotisations sociales. Il faut donc juste espérer qu’il y aura assez de courageux et/ou de passionnés pour ne pas faire comme moi et continuer à bosser 😉 …

      • Dans son article Philippe weachter évoque l’allemagne en 1923. Je vous laisse lire cet extrait wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation_de_la_r%C3%A9publique_de_Weimar

  20. Bonjour

    à Michel

    C’est certain, je vais économiser puisque je serais déjà allé en israel début mars . Bon, voilà c’est toujours ça de gagné. Bon en revenant; vers mi avril je comptais repartir jus qu’à mi juin. Bon là je crois que l’affaire est pliée. Comme je ne veux plus investir en quoi que ce soit je ne sais pas ce que je vais faire de mon argent à moins d’être solidaire au MAX. Pour le coup si mon argent reste sur mon compte je pense qu’elle vont en faire bon usage???
    Mais il a déjà été question, (dans le passé), de taxer à 10% toux les capitaux de chacun. Je crois que c’était une idée de Christine.

    • adnstep says:

      « je ne sais pas ce que je vais faire de mon argent »
      « il a déjà été question, (dans le passé), de taxer à 10% toux les capitaux de chacun »

      Si vous le souhaitez, je peux vous débarasser des deux problèmes en même temps. 😁

      Écrivez à mon adresse ci dessous.

  21. A Diane,
    Madame BUZYN a quand même pris la précaution avant son départ de lister ce médicament,c’est à dire qu’il n’est plus disponible que sur prescription,il n’y a pas de hasard que des coîncidences!
    Et dire que dans les années 80-90 ce médicament en France était prescrit (peu) ou acheté contre les allergies au soleil…

  22. adnstep says:

    Si vous êtes entrepreneur : « COVID-19 : un guide des mesures exceptionnelles à destination des chefs d’entreprise  » sur le site d’Anaxago.

    (GF, est-ce que je respecte votre charte de publication en mettant un lien vers un site d’investissement ?)

  23. Michel 2 says:

    En 1918, la grippe Espagnole ne venait pas d’Espagne !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_espagnole

  24. Thierry says:

    Même si le confinement est levé fin avril, la vie ne reprendra jamais comme avant. Du moins pas avant 18 ou 24 mois, le temps qu’on ait un vaccin. le covid sera toujours « présent », on devra fermer les frontières shengen avec une quarantaine de 14 jours, comme fait la Chine, alors, le tourisme international, c’est fini. Ensuite, plus grand monde ( en tout cas pas moi !)n’osera aller dans les cafés, resto, salles de spectacles, ect… , et ces secteurs faisait travailler bcp de monde. Non, pendant 1 ou 2 ans, plus rien ne sera comme avant. Le chomage va exploser, c’est évident. il va falloir trouver une autre organisation de travail.

  25. Bonjour

    Effectivement ce médicament était vendu dans les années 80. En 1985, ma femme a pris ce médicament. Elle l’arrêtaune fois qu’il eut faits ses effets positifs ( elle n’eut pas d’effet secondaires. Elle est toujours là aujourd’hui. Maintenant à savoir si ce médicament est approprié pour le coronavirus.

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