Entre le durcissement des taux de crédit immobilier et la crise du coronavirus qui va littéralement figer l’activité immobilière au moment même ou l’activité est la plus forte, l’année 2020 s’annonce très complexe pour l’investissement immobilier après deux années d’euphorie.

Depuis deux ans avec une accélération violente au cours de l’année 2019, le marché immobilier est en pleine euphorie. Le nombre de transactions dépasse des records aidé par des taux de crédit immobilier particulièrement faibles au regard d’une croissance économique qui était, à l’époque, relativement forte (cf »comparateur de meilleur taux de crédit immobilier »).

 

En 2019, l’année de la bulle d’investissement sur l’immobilier locatif tant le nombre de candidats à l’investissement immobilier locatif était important.

Tout le monde voulait faire de l’immobilier locatif et s’endetter, parfois même de manière excessive, était perçu pour beaucoup comme une opportunité rare à ne pas rater (cf »La bulle de l’investissement immobilier locatif se confirme ! »).

Comment ne pas comprendre un tel engouement pour l’investissement immobilier locatif. Dans un contexte économique lourd, l’immobilier locatif est perçu, à raison, comme un moyen relativement sécurisé et accessible pour se constituer un patrimoine à long terme. Malheureusement, cet engouement est à l’origine, assez logiquement, d’une hausse des prix de l’immobilier… réduisant parfois à néanmoins la cohérence de l’investissement.

Les bonnes affaires deviennent de plus en plus rares… et la bonne idée de l’investissement immobilier locatif se transforme progressivement en fausse bonne idée. Si l’immobilier patrimonial est définitivement hors de portée pour nombre d’investisseurs, l’immobilier de rendement présente encore, au moins sur le papier, quelques opportunités.

Il est vrai qu’avec un rendement brut affiché autour de 8% à 10%, il peut y avoir moyen de générer un cash-flow positif sans trop d’effort ; Du moins sur le papier, car dans la vraie vie, le rendement élevé est toujours accompagné d’un risque élevé. Ce dernier n’est malheureusement pas toujours identifié par ces investisseurs sans expérience qui croient avoir trouvé là, la martingale pour devenir rentier.

Comme nous vous l’expliquions dans cet article « Immobilier locatif, SCPI : La crise du coronavirus va révéler le risque que l’investisseur ne voulait pas voir !« , l’actuelle crise du coronavirus devrait révéler ce risque minoré par beaucoup trop d’investisseurs récents. Si l’immobilier de rendement affiche de tels rendements, ce n’est pas pas hasard… L’ancien propriétaire ne vous à pas fait un cadeau ; Non, cela n’existe pas les biens immobiliers décotés lorsque les volumes de transactions atteignent des records. 

Le rendement élevé de l’immobilier de rendement s’explique par le risque supérieur. Comme nous vous l’expliquons dans notre livre « Investir dans l’immobilier« , ce risque supérieur peut être une obsolescence immobilière accélérée ou une vacance locative plus élevée lorsque la conjoncture économique se dégrade.

 

En 2020, retour à la réalité. Le marché immobilier se bloque sous l’effet cumulé du durcissement des conditions de crédit immobilier et du coronavirus.

Après une année 2019 euphorique, l’année 2020 devrait être difficile. En effet, dès les derniers jours de l’année 2019, la banque de France a exigé un durcissement des conditions d’accord de crédit immobilier pour mettre un terme à cette euphorie de l’investissement locatif.

Il faut avouer que les banques devenaient particulièrement laxistes dans leur analyse du risque crédit. Nombre de candidats à l’investissement immobilier sont aujourd’hui endettés à plus de 35% ou 40%. Il fallait impérativement mettre fin à cette situation à risque, tant le nombre d’investisseurs locatifs surendettés pouvait devenir problématique en cas de retournement de conjoncture.

Ainsi, dès les premières semaines de 2020, le marché immobilier retrouve un peu de rationalité ; Les banques restreignent leur condition d’accord de crédit immobilier. Le critère est simple : Le taux d’endettement à 33% devient la norme maximale qu’il n’est plus possible de dépasser (cf »Crédit immobilier : Enfin une définition du taux d’endettement à 33% qu’on ne peut plus dépasser en 2020 ! »), sans dépasser 25 ans de crédit immobilier ou 7 années de revenus de l’emprunteur.

 

La crise du Coronavirus risque de totalement figer le marché immobilier pour de longs mois.

Un pays qui est concentré sur la gestion d’une crise sanitaire, ce sont des candidats à l’achat immobilier qui s’évanouissent. Il est évident que le marché immobilier va être figé pendant toute la période du confinement. Pas de visite = Pas de vente.

Il ne s’agit pas de savoir si les taux sont bas ou les prix trop élevés ; Le marché immobilier entre dans une position de pause. L’activité va être réduite pour les quelques prochaines semaines. Qui a la tête à signer un compromis après avoir écouté le président nous expliquer que nous allions au devant de moments délicats pour la nation. Personne, et c’est bien normal.

Néanmoins, le confinement ne devrait durer qu’un temps et la vie reprendra son cours après. Mais dans quel état ? N’est il pas illusoire que la récession qui devrait en découler sera sans conséquence sur la capacité d’investissement des candidats à l’investissement ? C’est à craindre.

De surcroît, il n’est pas acquis que les taux de crédit immobilier restent à ces niveaux de faiblesse historique. Hier, Christine LAGARDE a expliqué aux gouvernements que la politique monétaire de pouvait pas tout et qu’ils devaient maintenant prendre leur responsabilité (cf »En 2020, un marché immobilier partagé entre une réduction de l’accès au crédit immobilier et recherche d’une valeur refuge ? »).

Faut-il en déduire qu’il ne faut pas trop s’attacher aux taux d’intérêt négatifs ? Ce n’est pas impossible au regard de l’incroyable hausse des taux observée depuis cette annonce. Le taux d’emprunt de l’état Français est passé de -0.37% à 0.034% en deux jours.

C’est fulgurant !

 

 

 

Une crise est toujours une source d’opportunités pour celui qui veut investir !

Si vous voulez investir dans l’immobilier, cette crise, si elle se confirme, sera source d’opportunités. L’investisseur de long terme n’apprécie pas l’euphorie d’un marché, qu’il soit immobilier ou financier. L’euphorie, c’est lorsque tout le monde veut investir. Dans un marché dans lequel l’offre est limitée, la forte hausse de la demande a pour conséquence une hausse des prix et donc une raréfaction des bonnes affaires.

Au contraire, la crise d’un marché immobilier, ce sont des candidats à l’investissement immobilier qui se raréfient … et donc des vendeurs pressés qui n’ont d’autres alternatives que de baisser leur prix pour vendre. N’oubliez pas qu’un bon investissement se fait toujours à l’achat, c’est à dire lorsque le marché est dégradé par une demande faible.

Ceux qui auront la chance de pouvoir s’endetter doivent s’y préparer dès maintenant, même si nous pourrions observer les premiers signes de blocage vers la fin de l’année 2020/2021 lorsque les vendeurs n’auront plus d’autres choix que de baisser leur prix pour vendre.

A suivre … En attendant, patience et observation du marché. Il est probablement urgent de ne rien faire dans l’immédiat. Contrairement à la bourse qui fixe le prix des actions… L’ajustement des prix de l’immobilier n’est pas immédiat. Il faut attendre pour que la dégradation de la conjoncture se traduise dans la baisse des prix de l’immobilier.

 

ps : Attention au crowdfunding immobilier. Les promoteurs pourraient avoir des difficultés pour vendre leur bien immobilier.

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44 Comments

  1. Un chinois en france says:

    Pour meilleurs agents , il s’agit même d’un printemps exceptionnel https://www.meilleursagents.com/wikimmo/en-route-vers-un-printemps-de-limmobilier-exceptionnel/
    Pour ma part , la valeur refuge c’est la sécurité sanitaire mais on ne la trouve pas dans les immeubles ou les gens toussent dans l’ascenseur et dans les parties communes .
    Etant donné que le travail a domicile sera la grande mode pour la décennie a venir autant se faire plaisir avec une villa chic !

    • Thierry says:

      Vous n’avez pas encore remarqué que pratiquement TOUS les articles qui parlent du sujet, s’apparentent plus au publi-reportage, qu’à un article du fond fouillé et argumenté ? Pour ma part, depuis que je m’intéresse au sujet, soit une trentaine d’année, avec les articles sur l’immobilier, c’était TOUJOURS le bon moment pour acheter, quoiqu’il arrive , que les prix montent ou baissent, que les taux montent ou baissent, ect… En 30 ans, je crois bien que je n’ai jamais lu un article qui vous explique que c’est le mauvais moment d’acheter. Jamais… 😉 ( sauf sur la prose de GF ci-dessus)

      • adnstep says:

        C’est un marronnier habituel du Figaro, L’Express, Le Point, Capital, …

        Et quand tout va mal, il y aura toujours quelqu’un pour écrire qu’il y a « encore des bonnes affaires » ou « qu’il faut être sélectif ».

  2. Patrick D says:

    Vous dites « Immobilier locatif : Ce n’est pas le moment d’investir !  » et vous avez peut-être raison … ou vous avez encore tort. Car au vu du stunami des valeurs boursières actuellement, beaucoup d’investisseurs peuvent préférer la tranquillité en achetant de l’immobilier et en gardant une rentabilité à 6-10 %.
    En effet quand la bourse dévisse, c’est toujours l’or et l’immobilier qui en profite.

    • Thierry says:

      Disons qu’il a 50% de chances d’avoir raison 😉 ….

    • Michel2 says:

      Je ne suis pas sûr, même pas sûr du tout que dans la conjoncture actuel, les investisseurs vont se ruer sur l’immobilier.
      L’immobilier, même parisien n’en déplaise à notre ami Julien a du soucis à se faire dans les prochains mois!

      • Thierry says:

        A Paris, ça, ça m’emmerde, j’ai un ( petit) appart dans le 4ème . Bon, en même temps, je l’ai acheté une bouchée de pain en 97 ( Bien que à l’époque, il ne me semblait pas que c’était une bouchée de pain, mais avec le recul, ça va très bien finalement 😉 ). Avant que ça ne redescende au prix de 97, il y a encore de la marge…. Mais je m’attends à tout.

  3. Ecrire « Immobilier locatif : Ce n’est pas le moment d’investir ! » puis en paragraphe de conclusion « Si vous voulez investir dans l’immobilier, cette crise, si elle se confirme, sera source d’opportunités. » c’est plutôt subtil 😀

    Plus sérieusement, je comprends votre raisonnement et j’y adhère. Resserrement des crédits, rarefaction des acheteurs sérieux, vendeurs pris à la gorge qui veulent du solder leur mauvais investissements… c’est une aubaine pour l’investisseur immobilier un minimum sérieux.

    Là où je ne vous suis pas, c’est quand vous dites « Non, cela n’existe pas les biens immobiliers décotés lorsque les volumes de transactions atteignent des records. » Un croisement des données Castorus avec les sources de la DGFIP (https://app.dvf.etalab.gouv.fr/) permet de prouver le contraire. On peut dire que les bonnes affaires sont plus difficiles à conclure quand les acheteurs ont de l’argent pas cher, mais de là à dire qu’elles n’existent pas… 😉

  4. adnstep says:

    Côté construction et promotion immobilière :

    Point n°1 : Approvisionnement en matières premières

    L’industrie immobilière est essentiellement locale et franco-française : les matières premières sont en grande partie issues d’entreprises françaises et la main d’œuvre est importée à la marge.

    Point n°2 : Allongement de la durée des chantiers

    La construction sera ralentie. Les organismes de financement sont prudents, et afin de prévenir tout risque de dérapage, les financements sont construits sur une durée de chantier supérieure à celle prévisible. Avec un délai moyen de remboursement inférieur à la période sur laquelle courent les intérêts, les organismes financiers ont d’ores et déjà les moyens de supporter un allongement des durées de chantier et ceci pour une durée moyenne de plus d’une année sans mettre à risque leurs investissements.

    Point n°3 : Activités de services liées à l’immobilier

    La filière de la production de services liés à l’immobilier pourra elle aussi être touchée. (Bureaux d’études, architectes, commercialisation, …)

    Point n°4 : Services administratifs

    La promotion est très dépendante des collectivités territoriales et de leurs services administratifs, dont la réactivité et l’efficacité sont réduites par les missions nouvelles de circonstance liées à la lutte contre le virus.

    Point n°5 : Commercialisation des projets

    Les études notariales, les diagnostiqueurs, les banques pourront ralentir le taux d’écoulement des ventes.

    Point n°6 : Marché de l’immobilier

    La dernière question qui se pose spécifiquement à l’immobilier est relative à la demande. Que devient le souhait d’acheter un logement lors d’un épisode viral ? La confiance est évidemment ébranlée. Cependant, les épisodes précédents de risques majeurs et de perte de confiance n’ont pas bloqué l’intégralité des volumes de ventes. Que ce soit la crise post-attentats de Paris et Nice, ou la crise du H1N1, ces deux crises n’ont absolument pas atteint l’appétence à devenir propriétaire ou à investir.
    Aucun fléchissement d’activité n’avait alors été enregistré à moyen terme. Le logement constitue un ancrage et un repère solide.

    Côté courtier immobilier : « Avec les enfants à garder, je pensais que les gens allaient faire sauter les rendez-vous la semaine prochaine, mais pas du tout ».

    « Pour le moment, aucun ralentissement, mais mes clients, pour la plupart, achètent leur résidence principale »

    « Hausse des taux ? Pas dans les 6 mois qui viennent »

    • Thierry says:

      Et puis, les ouvriers sur les chantiers vont devoir aussi rester à la maison pour garder les mioches….. ça va être dur le télétravail pour eux 😉

    • Michel2 says:

      La bulle immobilière post attentas et H1N1 n’était pas assez « gonflée ».
      Juste avant Codiv-19, la bulle là était au bord de l’explosion, et probablement elle va le faire ou à minima se dégonfler dans les prochains mois.

  5. Bonjour
    Parfois il est judicieux d’agir à cotre courant. Ne surtout pas généraliser la phrase précédente. Quant à un investissement il est bon de toujours avoir l’oeil. Quand sera donné le top départ  » c’est la période ou la précipitation pourrait limiter les bonnes affaires (si encore on pense que les bonnes affaires existent. En ces temps ci les agents immobiliers ayant sans doute moins d’affaire à traiter, ils seront peut-être plus raide avec le vendeur ( vente dans l’immobilier ancien). Certes il semble moins évident d’acheter de l’immobilier (à ce jour) que des actions avec un cac 40 à 4000

    —————
     » Il faut attendre pour que la dégradation de la conjoncture se traduise dans la baisse des prix de l’immobilier. »

    J’ai souvent lu ou entendu cela; mais ça fait un moment qu’on dit que l’immobilier doit baisser de 30%. Bref à PARIS, c’est un peu de la folie mais les prix augmentent toujours bien que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel.

    Moi je pense que celui qui n’est pas féru de la bourse peut se positionner en immobilier en respectant toutefois un endettement qui ne soit pas excessif. Et surtout pas avec des hypothèses de départ (rendements) trop optimistes comme j’en vois sur ce site.

    Aujourd’hui celui qui a la fibre immobilier et qui possède quand même un peu d’assurance vie va finir par comprendre que cette poche fiscale n’a plus beaucoup d’intérêt.

  6. Un chinois en france says:

    C’est vrai que si tu crois faire une bonne affaire et investit à moins 10% maintenant alors à quelle couleur va tu virer quand ça passera à moins 30% et même aux meilleurs emplacements !

  7. Un chinois en france says:

     » Le Figaro en direct 11H47  »

    Les Hôpitaux de Paris «jamais confrontés à un phénomène d’une telle ampleur»

    «Je pense que jamais elle [l’institution] n’a été confrontée à un phénomène d’une telle ampleur avec une telle rapidité et une aussi forte complexité», a estimé le directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch. «Sur les quelque 900 tests de dépistage pratiqués hier dans nos centres, environ 20% étaient positifs», a-t-il relevé. «Il peut y avoir une augmentation des cas graves de 20% à 30% par jour», ce qui «représenterait 400 patients nécessitant simultanément des soins critiques en Île-de-France d’ici dix à quinze jours».

  8. Bonjour

    C’est comme investir en bourse, l’immobilier c’est un investissement de long terme. Et si on a peur jusqu’à changer de couleur il vaut mieux faire autre chose.
    C’est comme pour l’assurance vie avec ses avantages fiscaux qui en rendent certains immobiles avec une quantité d’argent qui fait du sur place. Durant toutes ces années de stagnation un bon investissement aurait largement surpassé cet économie d’impôt,( possible par ce placement assurance vie), sur la succession. Parfois il est utile d’attendre mais attention à ne pas s’endormir et se réveiller en se disant si j’avais su.
    Quant à l’immobilier; évidemment si on s’attache toujours à la carotte fiscale et acheter du pinel par exemple, il faut se poser des questions. Effectivement après tout ce chamboulement toutes les cartes seront rebattues et les aides s’amaigriront.

    MAIS bien avant toutes ces aides à l’investissement immobilier (de 30 ans ou un peu plus) des investissements furent possibles et fructueux. C’est comme dans la société on a pris l’habitude de toujours attendre des aides et voilà ou on en est. Il ne faut pas ignorer l’environnement économique actuel ( évidemment on ne va pas faire comme papa) mais se référer à son bon sens.
    Quant aux bonnes affaires, personnellement, je dis toujours que je n’en fais mais je fais au mieux et ça ne me réussit pas trop mal.
    En bourse j’ai un peu investi, j’ai perdu et j’ai gagné. Au total je n’ai rien gagné par manque de réactivité, mais je ne regrette rien parce que ça permet de voir ce que nous sommes et ce que nous sommes capables de faire par nous mêmes. C’est ça l’essentiel.

  9. Saccard says:

    Si tout plonge, et a priori nous sommes parti pour, en relatif ça revient au même…
    Pas de sujet donc.

  10. Le début de la fin du monde , si le spectateur français pouvait voir toutes les vidéos en direct sur les réseaux VPN qui circulent dans plusieurs pays . C est le bunker direct !! Mais bon vu qu on aime le politiquement correct on restera sur notre faim !!!

    • Michel2 says:

      Non, ce n’est pas la fin du monde !
      Ce n’est qu’une (grave) crise qui s’inscrit complètement dans la théorie du chaos dont j’ai fait état à plusieurs reprises dans ce blog.
      J’inscris grave entre parenthèses car le côté gravissime est plus apporté par l’incertitude et la (es) peurs paniques qui lui sont conséquentes, enrichies par les politiques eux mêmes en panique, sans réponse de bon sens sauf à copier le pays voisin lui même sans réponse et les médias en constante recherche de sensationnel, comme cela se passe à chaque fois.

  11. Il a raison, il ne faut pas investir pour le moment. Il avait deja fait un bon article et j’ai suivi son conseil en remboursant par anticipation des prets immo. Le cashflow remunere a l’epoque a 0.75% et maintenant 0.50% lui avait donne raison. Cela permet meme aujourdhui de faire une pause dans ses investissements pierre, de rembourser des prets souscrits a ses taux eleves et de se reconstituer un taux d’endettement surtout avec les recommandations de la B. de France.
    Desentez vous, laisser passer la tempete, les prix vont se rajuster naturellement aides en cela par le virus. Donc, on ne vend pas son immo, on joue au client difficile. Banque et promoteurs vont nous inonder nos messagerie d’offtes allechantes.

    • Un chinois en france says:

      L’article parle du passé , le Corona suffira à lui seul pour faire déserter les logements collectifs . Par contre les belles villas et CIE ,Mamamilla la ruée vers l’or vert en quelques sortes ! D’autant plus que le travail a domicile sera la grande mode de la prochaine décennie !

  12. chrysalide says:

    je ne comprend pas pourquoi toutes les bourses ne ferment pas pendant au moins 15 jours, les marchés s’emballent et les annonces journalières inquiètent tellement l’ensemble du monde que investir ou vendre est complètement débile ..
    laissons passer cette vague d’épidémie, faisons le dos rond en restant chez soit, puis dans un mois le gouvernement fera le point pour aider à la relance.
    quand le monde entier sera en phase de diminution de propagation alors seulement on pourra mettre en route les côtes boursières en calculant la reprise au niveau du début de l’effondrement.
    de toute façon cette épreuve qui va faire d’énormes dégâts financier (en effet c’est comme çà qu’on verra « les nageurs » sans maillot), il va y avoir une épuration des entreprises « fragiles » et notre chômage va remonter en flèche.
    qui va payer???pays qui n’a pas de pétrole mais qui a des idées …..;c’est là le vivier qui faudra aider et non pas charger en taxes diverses
    tous les pays du monde seront à la même enseigne et donc chercheront par tous les moyens à relancer leur économie et donc ???……
    il y aura une frénésie d’achat dans un premier temps, mais on ne peut manger plus que l’estomac ne peut contenir.. puis après????
    soyons réalistes, il faudra plus que quelques mois pour revenir à un équilibre social et économique, mais me direz vous à l’échelle du temps c’est une peccadille
    toute cette agitation (car nous avons pas de mémoire) sera t elle une expérience pour les prochains risques sanitaires?

    • Michel2 says:

      Vous avez raison !
      J’ai l’intuition que si demain lundi 16 mars voire les 3 ou 4 prochains jours, avec de nouvelles annonces (très) restrictives sur la vie économiques et sociales qui vont s’abattre sur les populations, des pays les plus touchés par la crise dont la France, des décisions de fermetures de bourses vont être prises.
      Comme toujours il est probable que ce soit l’Amérique et le Japon qui donnent le « la »

      • Michel2 says:

        Correctif:
        Vous avez raison !
        J’ai l’intuition que si demain lundi 16 mars voire les 3 ou 4 prochains jours, avec de nouvelles annonces (très) restrictives sur la vie économiques et sociales qui vont s’abattre sur les populations, des pays les plus touchés par la crise dont la France, les marchés s’écroulent, alors des décisions de fermetures de bourses vont être prises.
        Comme toujours il est probable que ce soit l’Amérique et le Japon qui donnent le « la »

  13. adnstep says:

    Je rappelle, une fois de plus, qu’il y a 7700 morts par an de la grippe en France, malgré la vaccination.

    Assisterons nous à une obligation de vaccination et un confinement des personnes l’an prochain lors de la prochaine épidémie de grippe ?

    La conclusion que pourraient tirer les gouvernements de la crise partie de Chine, crise de l’image et de la communication avant tout, c’est qu’il ne faut jamais trop en faire dans la com, sinon une fois que la vague est lancée, on ne peut plus l’arrêter.

    • Michel2 says:

      La grippe « is usual » et de nombreux vaccins même si pas toujours efficaces, existent.
      En revanche il n’y en a pas (encore) contre le coronavirus et dans l’esprit des gens cela fait toute la différence.
      De toutes façons la crise panique est installée dans de nombreux pays dont et surtout la France et rien, même à répéter inlassablement que la grippe tue 7700 personnes, ne changera quoique que ce soit à ce fait.
      Je vous rappelle qu’un ministre a émis l’idée que la moitié de la population française pourrait être touchée par le Codiv-19 dans les prochaines semaines.
      En tant qu’investisseur ou épargnant, il vaut mieux raisonner avec cela en tête.

  14. Bonjour

    C’est ok pour les chiffres ( pour la grippe). Mais comme écrit ci dessus, c’est que le pourcentage de propagation est plus élevé et donc la vitesse de transmission. De plus, le problème et les chiffres de la grippe sont un sujet connu maitrisé ( malgré le nombre de morts chaque année). Pour ce virus on ne sait rien et on applique le principe de précaution. Quant à la com, nous ne sommes pas obligés de « tout avaler ». Mais c’est humain, la psychose a toujours existé. Quand on voit des gens se battre pour du PQ !! c’est plus dans la bagarre (que par manque de PQ) qu’ils risquent d’attraper le virus. Le Pq n’a pas toujours existé et il y a des moyens, (certainement moins pratiques), tout aussi hygiéniques de faire sans. Mais on un peu tout oublié: quelques degrés en moins dans la maison et c’est la catastrophe et combien et combien de choses du genre !
    On a un peu tout oublié à commencer par le civisme. Déjà si chacun appliquait les recommandations de base, qu’on  » rabâche  » déjà depuis plusieurs semaines ( je ne les cite pas; en principe tout le monde doit les connaître à moins d’être sourd ),peut-être ne serions nous pas obligés de sortir tout cet arsenal de guerre.

  15. adnstep says:

    « Pour ce virus on ne sait rien et on applique le principe de précaution ». Vous avez raison, c’est ce que j’avais répondu sur un autre fil.

    Il commence a y avoir un pb quand certains médecins (certains, pas tous), se sentent investis d’une mission divine et se répandent dans les média à la place du gouvernement. Ce n’est pas leur rôle. Leur rôle est d’encaisser le choc des malades qui vont angoisser, bien plus nombreux que les victimes du coronavirus. Et de laisser l’organisation de la cité à ceux dont c’est le rôle.

    Vous imaginez bien que si on se tape un covid par an, il va falloir réagir autrement que par un confinement total mensuel à chaque fois.

    Il faudra expliquer aux gens que , comme pour la grippe, la rougeole, le paludisme, ebola ou autres joyeusetés, il y aura des morts.

  16. Bonjour

    C’est ok, entièrement d’accord et pour cause:

    J’ai une fille qui est infirmière libérale. Elle n’a aucun patient positif mais ses patients paniquent « dur ». En ce qui les concerne elle et sa collègue, elles ne font pas de zèle; elles s’emploient à les rassurer. Il faut d’abord expliquer à leurs propres patients que leurs premiers soucis d’inquiétude doit être de se guérir au plutôt du mal dont ils souffrent et ensuite de tout simplement rester chez eux..
    Officiellement, on les a contacté ( comme d’autres cabinets) pour intervenir auprès de « positifs » si les cas se présentent. Problème : elles ne trouvent pas de masques. elles ont toutes les deux des jeunes enfants. Chacune 2 enfants : donc au total 6 vecteurs potentiels de propagation. Un plus tout de même les enfants ne vont pas sortir de chez eux.

    Personnellement elles restent sereines, ne rechignent pas mais faut-il encore qu’elles aient les moyens.

    • adnstep says:

      Il fut un temps (guerre froide) où nous disposions de réserves dans tous les domaines, propres à tenir plusieurs semaines.
      Avec la fin de la guerre froide, on a « touché les dividendes de la paix ». Toutes les réserves ont été qualifiées de « gras ». Il va falloir repenser à ces réserves. Comme on a repensé certains domaines technologiques sensibles à l’aune des cyberattaques et du monopole Chinois dans certains domaines Telecom.

  17. André Lapointe says:

    Vous avez raison , la bulle immobilière va se dégonfler, les transactions vont devenir très difficile à boucler ! Courage aux vendeurs …

  18. Un chinois en france says:

    La prise de conscience que ces types de virus seront en perpétuel renouvellement va changer profondément les usages et les valeurs . la distanciation sociale étant la règle première ! L’or vert en tirera pleinement son épingle du jeu et contrairement aux précédentes décennies ! Le développement des cours et formations a distance , le travail a domicile , la 5 G dont HUAWEI vient d’être autorisé partiellement à commencer la commercialisation et construira sa première usine va répondre à ce besoin fondamental de sécurité sanitaire pour permettre aux plus grand nombre de quitter les immeubles de logements collectifs qui à l’image du Diamond Princess sont amener à couler !!!

    • Michel2 says:

      L’or très « pensé » comme la sécurité idéale en cas de forte crise et contre toute attente n’a pourtant réagi fortement à la hausse. Cela a été la surprise de la semaine dernière !

      Quant à son tout prochain cours ????

    • adnstep says:

      La prise de conscience on la voit sous nos yeux : fermeture des frontières, réinternalisation de certaines filières pour ne plus dépendre de la Chine, ou, plus largement, de l’étranger.

      Pour l’UE, c’est une révolution !

  19. La fed met ses taux à 0% , le pétrole rechuté de 10% sur les marchés asiatiques à l’ouverture

  20. chrysalide says:

    ce n’est que le début de la cata!!!!!!!!!……..bon courage à tous
    je me demande comment ont réagi tous les européens au moyen âge quand la peste a décimé la moitié de la population, nous en 2020 on tente de ne pas perdre 2% de notre population
    la grande différence c’est qu’on meurt plus vieux (à l’époque 50 ans et il y avait déjà deux générations) et on fait moins d’enfant (mais qui survivent)
    nous avons eu deux guerres mondiales…serait ce pas une troisième guerre? on se tape pas dessus, mais ce virus venu d’ailleurs (imaginez si on l’avait ramené de mars..) va au ratio sévir de la même façon qu’une guerre, et le résultat sera ensuite « une reconstruction »..
    pour tout le monde çà sera pas de petites réformettes, mais carrément de grandes réformes, et je suis sûre que là personne va rechigner et on va dire « amen » à tout.

    • adnstep says:

      Sans remonter au Moyen-Age, la tuberculose faisait encore des milliers de morts en France jusqu’à la fin des années 50.

      Ma mère a failli y rester et a survécu au prix de l’ablation d’1/2 poumon.
      Elle aura 84 ans dans 1 mois et se porte bien. A part son arthrose :-).

      Évidemment, personne ne se souvient de cette période, même pas les médecins.

      • Michel2 says:

        Mon père l’a eue, mais n’en est pas mort directement, c’est un cancer qui l’a emporté à ses 70 ans.

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